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31 mai 2011

Vitamine D, vitalité

Bonjour Madame, bonjour Monsieur,

Si vous souffrez d'un petit coup de mou, si vous n'arrivez pas à réaliser votre projet-de-bébé (la prochaine fois, je vous parlerai quand même de surpopulation), si vous avez le sperme fatigué et les gamètes patraques, ..., ne vous en faites pas, j'ai la solution !

(Enfin, pas moi, personnellement)

Il se pourrait que vous souffriez d'une carence en vitamine D (oui, celle-là même que vous stimulez en bronzant, tout en augmentant vos chances de mourir d'un mélanome)((pas évident, la vie)).

La preuve : shootez les rats à la vitamine D, et leurs spermatozoïdes danseront la samba. Un effet qui vient tout juste d'être prouvé chez les humains.

Tchiqui-tchiqui-boum.

 

15:15 Publié dans la Science, la Vraie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : sperme, vitamine d, youpi la vie | |  Facebook

30 mai 2011

Dur de partout, et surtout de la feuille

La vie n'est pas toujours rose quand on vieillit, vous savez. Alors certes, depuis quelques dizaines d'années un petit losange bleu est censé remédier au problème fondamental du sénior mâle, à savoir un membre flapi, mais figurez-vous que cette fontaine de jouvence miniature augmenterait par deux les risques de devenir sourd après 40 ans.

Ô vanité.

18:40 Publié dans Rapide | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : viagra, sourd, vieux, vieillir, décès | |  Facebook

18 mai 2011

Pépé, t'as de l'herpès !

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Contrairement aux idées reçues voulant qu'un pénis calcifié protège du sida, je vous rassure tout de suite : il n'en est rien.

La preuve : à mesure que la vie sexuelle des séniors connaît un véritable boom, qu'est-ce qui explose aussi chez eux ? Les infections sexuellement transmissibles.

Pas évident.

 

 

 

 

 

18:54 Publié dans Rapide | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chlamy fait de la résistance | |  Facebook

15 mai 2011

Des possibles effets antidépresseurs du sperme

229117_199489210094296_100000996567863_514149_6967620_n.jpgS'il vous plaît, arrêtez de me submerger de commentaires et de mails, voilà, c'est bon, je vous raconte pourquoi le sperme a peut-être des effets antidépresseurs, et pourquoi il est un parfait cadeau à offrir à la Saint-Valentin.

En 2002, l’équipe de Gordon Gallup (Université d’État de New York) recrute 293 volontaires féminines hétérosexuelles. Celles-ci remplissent un questionnaire précisant la fréquence de leurs rapports sexuels et de l’utilisation du préservatif par leur partenaire. Par ailleurs, leur humeur est mesurée par le Beck Depression Inventory, un questionnaire standardisé où un score supérieur à 17 est interprété comme le signe d’une dépression. Vous avez tout compris : moins le score est élevé, meilleure est l’humeur.

Résultats :

> les femmes dont le partenaire n’utilisait jamais de préservatif ont obtenu un score de 8, celles qui s'en servent parfois, 10,5, souvent, 15 et tout le temps, 11,3. Quant aux femmes abstinentes au moment de l'étude, leur score moyen s'établi à 13,5.

> plus l’intervalle de temps depuis le dernier rapport non protégé est long, plus l’humeur des femmes est sombre – une caractéristique qui n’existe pas chez les femmes aux rapports protégés par un préservatif masculin.

> Enfin, les tentatives de suicide montrent elles aussi une corrélation positive avec l’usage de ce préservatif.

Dans une thèse non encore publiée d'un étudiant de Gallup, ce résultat a été retrouvé sur un échantillon plus important de 1000 femmes. L’ « anomalie » du score des femmes utilisant tout le temps des préservatifs dans leurs rapports disparaît dans cette autre étude, ce qui montre qu’elle tenait sans doute à un échantillonnage insuffisant.

La conclusion des chercheurs est simple : le sperme possède un effet antidépresseur. Tous les autres facteurs étudiés (fréquence des rapports, utilisation de contraceptifs oraux, qualité de la relation, etc.) ne suffisent pas à éliminer la covariance de l’humeur et du préservatif. Et cette hypothèse n’a rien d’absurde : la semence masculine contient en effet de nombreuses hormones connues pour affecter l’humeur (prostaglandines, testostérone, œstrogènes, prolactine, etc.). Et il a été démontré que ces molécules connaissent un pic de concentration dans le sang de la femme plusieurs heures après un rapport sexuel non protégé.

Heureusement, Gordon Gallup se garde bien de conseiller d’abandonner le préservatif :

« Une grossesse non désirée ou une MST annihile très largement les aspects psychologiquement positifs du sperme ».

(L’un des nombreux paradoxes de cette situation est que les antidépresseurs de nouvelle génération ont souvent pour effet secondaire de diminuer la libido masculine.)

Le sexe oral est supposé avoir les mêmes effets positifs sur l’humeur, puisque les hormones ne sont pas détruites par la digestion. Il en va de même pour la pénétration de ces molécules dans les muqueuses ano-rectales.

L’étude ne dit pas, par contre si tous les spermes possèdent la même qualité antidépressive. Dans ce cas, les plus gros donneurs pourraient demander un remboursement par la Sécurité Sociale, pour service rendu à la santé mentale de la population.

10 mai 2011

On ne rigole pas avec le sperme

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C'est l'histoire d'un gros ponte en chirurgie poussé à la démission à la suite d'une petite blagounette sur le sperme commise dans son éditorial d'une revue spécialisée. Et c'est une histoire qui me défrise pas mal les poils pubiens depuis plusieurs semaines. Alors autant vous en faire profiter.

En février dernier, Lazar J. Greenfield est professeur émérite de chirurgie à la Faculté de médecine du Michigan et rédacteur en chef des Surgery News, le bulletin du Collège américain des chirurgiens. Dans son éditorial du mois (où tombe la Saint-Valentin), histoire d'actualiser son propos, Greenfield passe rapidement en revue certaines des études les plus marquantes sur les fondements physiologiques de « l'amour ». Il commence par les comportements sexuels de deux espèces de mouches et leurs liens possibles avec l'activité de leur flore bactérienne, continue avec ceux des rotifères, qui alternent entre reproduction sexuée et asexuée selon les variations de leur environnement, enquille sur les humains et le probable effet anti-dépresseur du sperme et conclut, tenez-vous bien ça va être violent, par :

Il y a donc un lien plus profond entre les hommes et les femmes que celui auquel Saint Valentin aurait pu penser, et nous savons désormais qu'il existe un meilleur cadeau à faire ce jour-là que des chocolats.

Panique à la direction du Collège américain des chirurgiens, le bon mot est non seulement jugé mauvais, mais surtout offensant et sexiste. Plusieurs individus montent au créneau pour s'en offusquer (certains se disent même « effarés »). Ils font remarquer que, dans un contexte où les femmes chirurgiens brillent par leur sous-représentation et peinent souvent à se faire respecter par une hiérarchie majoritairement masculine, une telle remarque est des plus malvenues.

Greenfield s'excuse, précise que ses intentions ont été mal interprétées, qu'il a toujours œuvré pour la féminisation de sa discipline, qu'une chaire qui porte son nom est d'ailleurs actuellement tenue par une femme, Diane Simeone, etc. Rien n'y fait, le « sperme-gate » est lancé, l'édito incriminé est retiré du site du Collège et son auteur doit démissionner de son poste de rédacteur en chef – son ultime « responsabilité », en tant que scientifique à la retraite.

Alors bon, pardon d'être niaise, aveugle, ou fourrée par tous les trous d'idéologie patriarcale, mais je ne vois pas comment une telle remarque peut être qualifiée de sexiste, quel est le rapport avec un contexte académique et professionnel effectivement difficile pour les femmes, et ce qu'un tel « scandale » révèle à part les sous-entendus et les intentions de ceux qui s'en scandalisent.

L'ironie de l'histoire, c'est qu'un peu plus haut dans son éditorial, Greenfield avait eu un autre « bon mot », passé comme par hasard totalement inaperçu. Dans le paragraphe sur les rotifères qu'un stress environnemental pousse à « choisir » la reproduction sexuée (et donc à produire des individus masculins) Greenfield écrivait :

Je vous laisse tirer vos propres conclusions sur ces mâles dont la nécessité ne se fait sentir que lorsque l'environnement devient difficile.

Mes conclusions sur cette affaire, en ce qui me concerne (j'attends les vôtres), sont toujours plus ou moins en suspens, mais une chose est sûre : mon environnement deviendra très difficile quand la moindre manifestation d'humour sera synonyme d'insulte, de surcroît sexiste.

 

21:22 Publié dans diverge ça fait beaucoup | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : encore une victoire de canard | |  Facebook

 
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