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05 février 2011

Peut-on devenir homosexuel à cause d'un médicament ?

 

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C'est l'histoire de Didier Jambart, un homme de 52 ans, atteint de la maladie de Parkinson, et qui attaque en justice le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK). Pour Didier Jambart, le ropinirole, molécule que la firme commercialise sous la marque Requip, l'a rendu gay, obsédé, et accroc au jeu. Traité entre 2003 et 2005, il y a laissé toutes ses chemises, une grande partie de sa (selon lui) dignité, et demande aujourd'hui réparation à hauteur de 450 000 €.

Alors évidemment, vous vous demandez tous (et surtout si vous avez mauvais esprit) s'il est possible qu'un simple médicament fasse virer sa cuti (c'est ce qu'on disait dans mon jeune âge pour signifier un craquage de slaïpe) à un brave père de famille de l'Indre, accessoirement responsable de dossiers « secrets défense » ?

(Jézu ! Un spion dans la famille !)

Et bien, je sens que je vais en décevoir beaucoup : non. Il est donc tout à fait probable que Monsieur Jambart ait eu ses envies homosexuelles avant que son cerveau ne produise plus assez de dopamine et qu'une molécule se charge de rétablir la balance. Molécule qui a quelque peu mis la zermi dans le système de récompense de son cerveau et les a rendues « incontrôlables ».

D'ailleurs hasard du calendrier (« il n'y a pas de hasard, il n'y a que des complots », disait je ne-sais-plus-qui rencontré dans l'Indre, je crois), une étude vient tout juste de sortir et montre ce qui se passe dans le cerveau des parkinsoniens atteints de compulsion au jeu.

Car la dépendance au jeu en tant qu'effet secondaire de certains antagonistes dopaminergiques, prescrits pour traiter Parkinson est, quant à elle et par contre, bien documentée. Le laboratoire incriminé par Monsieur Jambart avait même révisé la notice de son médicament en 2006.

(Soit malheureusement un an après l'arrêt de son traitement, mais là où il pourrait s'estimer heureux, c'est qu'il aurait pu à la fois prendre du ropinirole ET assister au lancement de Chatroulette.)

27 janvier 2011

Les hommes préfèrent les lesbiennes

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Oh ! Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Une étude totalement étonnante que les bras m'en tombent ! Je suis littéralement étouffée par tant de surprise !

Figurez-vous, oui, vous, que les hommes trompés par leur compagnes ont deux fois plus de chances de ne pas les quitter si ces dernières ont extra-conjugalé avec une femme !

En termes de chiffres précis (vous finirez bien par aimer ça) l'étude menée par Jaime C. Confer montre que les hommes interrogés ont 50% de chances de « pardonner » à leur pitite coupine, si celle-ci découche vers Vénus (allégorie subtile) contre 22% si elle se détourne vers un autre porteur de péni'.

Chez les femmes, par contre, c'est affreux, elles sont 28% à penser passer l'éponge si monsieur va voir une autre madame, et 21% si l'infidélité est homosexuelle.

L'hypothèse toute évolutionnaire (<3) des auteurs serait, qu'en se faisant tromper par une femme, un homme :

1/ minimiserait ses risques de voir revenir pomponette avec le polichinelle d'un autre dans le tiroir (beaucoup ressources gâchées, beaucoup malheur, beaucoup violence)

et

2/ maximiserait ses chances reproductives si, par le plus grand des hasards, pomponette était partageuse.

Oui, je sais, ça vous la coupe.

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20 janvier 2011

La grippe du pénis

 

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La vie est ainsi faite que j'en apprends tous les jours, et c'est merveilleux vous savez. Présentement, la dernière en date à avoir rendu mon cerveau tout ébahi concerne :

1/ la découverte du « syndrome du trouble post-orgasmique » - un ensemble de maux divers et variés (d'où l'étiquette de « syndrome ») dont souffrent certains hommes après l'orgasme. Cela va de la fatigue intense (je voudrais faire une parenthèse, et je crois que c'est le bon moment de la faire, pour vous dire que je hais, de toute la force de ma haine, le terme de galipettes, parenthèse fermée), à une hypersensibilité au chaud et au froid, en passant par des symptômes grippaux - fièvre, écoulements nasaux (un nasal, des naseaux), maux de tête, etc.

Je me sens un peu morveuse (warf warf warf), parce que ce syndrome est documenté depuis quand ? Depuis 2002 ! Autant dire une éternité dans nos époques où tout passe tellement vite qu'on n'a plus le temps de ne rien faire.

Mais là où je me rattrape, c'est que :

2/ Des médecins viennent tout juste de faire une hypothèse étiologique qui a l'air assez sérieuse sur l'origine de cette maladie somme toute étrange (et si vous aviez cliqué sur le lien précédent, vous auriez su que je viens de me vautrer dans un pléonasme, soit dit en passant).

A savoir : il s'agirait d'une allergie au sperme.

Parfaitement, une réaction auto-immune qu'auraient certains hommes face à leur propre sperme et qui les rendrait malades dans la minute qui suit leurs éjaculations.

D'où l'intérêt de pouvoir jouir sans éjaculer, mais pas l'inverse, je ne vous le fait pas dire.

 

(Un concept auto-référencé s'est caché dans cet article, sauras-tu le retrouver ?)

 

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Références :

Postorgasmic Illness Syndrome (POIS) in 45 Dutch Caucasian Males: Clinical Characteristics and Evidence for an Immunogenic Pathogenesis (Part 1)

Hyposensitization Therapy with Autologous Semen in Two Dutch Caucasian Males: Beneficial Effects in Postorgasmic Illness Syndrome (POIS; Part 2)

 

 

02:47 Publié dans Rapide | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : postorgasmic illness syndrome, pois, orgasme, sperme, allergie | |  Facebook

09 janvier 2011

Troisième sexe népalais

4795681821_b44fb13a1b_b.jpgVoici une nouvelle qui me réjouit grandement. Lors de son prochain recensement de la population qui débutera en mai prochain, le Népal ouvrira une catégorie trans, en plus des deux genres masculin et féminin. En espérant que cela décoince un peu la société népalaise qui demeure encore (malgré d'importantes avancées législatives favorables aux LGBT), extrêmement conservatrice, surtout dans les campagnes. Voire que cela décoince le monde entier sur le sujet, soyons fous. Rêvons et chantons ♪♫.

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23:16 Publié dans Rapide | Lien permanent | Commentaires (57) | Tags : népal, transgenre | |  Facebook

08 janvier 2011

Procréation chinoise, la suite : évolution de l'avortement

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Restons dans la thématique (est-ce l'approche du nouvel an chinois ? Nul ne le sait), je vous invite à lire sur l'Associated Press, un très (très) intéressant article d'Alexa Olesen sur l'augmentation des avortements en Chine. Outre des chiffres en hausse - + 1,6 millions d'IVG en un an -, la journaliste pointe aussi le fait que ce sont de plus en plus de jeunes femmes célibataires qui avortent. Auparavant, il s'agissait beaucoup plus de femmes mariées, subissant la politique de l'enfant unique. Citée dans l'article, Zhou Anqin, directrice de clinique, déclare que « l'humiliation d'avoir un enfant hors mariage est beaucoup forte dans notre société que celle d'avorter ». Elle souligne aussi que, lorsqu'elle intervient en milieu scolaire, les professeurs et l'administration l'empêchent de parler contraception, qu'ils considèrent comme pouvant « corrompre » les étudiants.

 

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21:09 Publié dans Rapide | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : chine, avortement, contraception | |  Facebook

 
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