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08 février 2011

Bzzz

 

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Comme je sais que vous aimez approfondir vos connaissances, et que vous n'êtes pas du genre à vous satisfaire de gros titres racoleurs zé réducteurs, voici une autre étude concernant le lien entre polyandrie et fertilité.

Cette fois-ci, ça se passe chez des mouches. Ici, plus mesdames les mouches batifolent avec de mâles différents, plus elles pondent d'oeufs, et plus leurs bébés mouches ont de chances d'arriver à l'âge adulte.

(Si vous êtes mignons, je vous parlerai un jour de la stratégie [K] et de la stratégie [r])

(et cela n'a rien n'a voir avec Arafat)

17:03 Publié dans la Science, la Vraie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : compétition spermatique | |  Facebook

31 janvier 2011

Le nombre de partenaires sexuels de votre mère pourrait influer sur la qualité de votre sperme

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Au cas où vous n'auriez pas suivi, le sperme ne va pas très bien (oui, on dit LE sperme, comme on dit LA femme, ça pousse l'emphase, le peuple a peur et tremble devant vos lumières et n'ose que rarement l'ouvrir, c'est tout bénef).

Vous connaissez donc l'hypothèse d'un lien entre pollution et ce déclin annoncé qui nous mènera, vous et moi et tous nos enfants (enfin, surtout les vôtres) vers une disparition certaine, mais reste que je crois bien que personne n'a eu l'idée de supposer que, peut-être, ça se pourrait bien que ce patraquage (du verbe patraquer: devenir patraque) spermatique soit aussi (parce que les causes peuvent être multiples) lié au fait que les femmes n'ont pas assez d'amants.

Je m'exp'iq'.

Plus les femelles Mus domesticus ont de partenaires sexuels (en l'occurrence 3), plus le sperme de leurs descendants devient fort et fertile au cours des générations (en l'occurrence, 12) selon l'actuelle livraison de BMC Evolutionary Biology - et en accès libre <3 - qui livre une chouette (bien qu'elle porte sur des souris, ah ah) étude de Renée C. Firman et de Leigh W. Simmons.

Si vous suivez encore mieux que je ne le pense, vous aurez reconnu ici un cas classique de compétition spermatique, une puissance force sélective, à l'échelle de l'évolution, et mise en lumière dès Darwin-himself (tatatiiiiiiin ♪♫), dans son second chef d'œuvre, La descendance de l'homme et la sélection sexuelle. Une telle compétition spermatique, ô lecteurs lettrés à qui je n'apprends rien, se fait voir, par exemple, dans l'évolution des caractères sexuels primaires (la taille des testicules, la forme du péni') et secondaires (les bois des cerfs, les plumes du paon, etc.) des mâles de nombreuses espèces sexuées.

Mais attention ! Car si ce cas est classique, cette étude est la première à montrer que la compétition spermatique et la polyandrie améliorent substantiellement le sperme de vertébrés. D'où mon idée première : si le sperme humain s'essouffle aujourd'hui, c'est peut-être qu'il paye le prix d'une sexualité féminine bornée et contrôlée depuis des milliers de générations. Ou comment, en croyant bien faire et en satisfaisant son bon plaisir immédiat à coups de patriarcat, de harems et autres ceintures de chasteté, LE mâle ancestral s'est bel et bien tiré une magnifique balle dans le pied - enfin, dans les testicules.

Oui, comme vous dites, aïe.

23:49 Publié dans En cours | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : sperme, polyandrie, polygamie, compétition spermatique | |  Facebook

 
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