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06 juin 2011

Homosexualité et homéopathie

 

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Je dois vous avouer que, parmi mes multiples perversions, je chéris tout particulièrement celle qui me pousse à me documenter sur les soit-disant traitements de l'homosexualité. Vraiment, c'est un gros gros trip, qui va avec les heures amusées-maso que je passe sur des sites d'extrême-droite, créationnistes, pro-vie, ou sur les pages de mes amis Facebook qui publient des photos de leurs soirées.

Mais c'est un autre sujet.

Aujourd'hui, je suis donc tombée sur ce merveilleux article racontant l'histoire d'un type qui prétend venir à bout de la pédérastie grâce à l'homéopathie.

Et comme il n'y a aucun hasard dans ce bas-monde (les complotistes aussi, j'adôre), une bienheureuse sérendipité m'a fait percuter Gilbert Van Tassel Hamilton, un psychiatre américain qui, en 1914, décrivait dans un article du Journal of Animal Behavior les agissements d'une vieille guenon nymphomane adorant se faire saillir par des petits chiens, et commentait :

La possibilité que les types de comportements sexuels que l'on qualifie généralement de « pervers » ne soient que des manifestations normales, ou des éléments biologiquement cohérents, situés quelque part sur l'arbre phylétique, n'a pas encore été suffisamment explorée.

De quoi stimuler votre imagination et vous ouvrir un peu l'esprit, en cet humide lundi après-midi.

 

05 février 2011

Peut-on devenir homosexuel à cause d'un médicament ?

 

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C'est l'histoire de Didier Jambart, un homme de 52 ans, atteint de la maladie de Parkinson, et qui attaque en justice le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK). Pour Didier Jambart, le ropinirole, molécule que la firme commercialise sous la marque Requip, l'a rendu gay, obsédé, et accroc au jeu. Traité entre 2003 et 2005, il y a laissé toutes ses chemises, une grande partie de sa (selon lui) dignité, et demande aujourd'hui réparation à hauteur de 450 000 €.

Alors évidemment, vous vous demandez tous (et surtout si vous avez mauvais esprit) s'il est possible qu'un simple médicament fasse virer sa cuti (c'est ce qu'on disait dans mon jeune âge pour signifier un craquage de slaïpe) à un brave père de famille de l'Indre, accessoirement responsable de dossiers « secrets défense » ?

(Jézu ! Un spion dans la famille !)

Et bien, je sens que je vais en décevoir beaucoup : non. Il est donc tout à fait probable que Monsieur Jambart ait eu ses envies homosexuelles avant que son cerveau ne produise plus assez de dopamine et qu'une molécule se charge de rétablir la balance. Molécule qui a quelque peu mis la zermi dans le système de récompense de son cerveau et les a rendues « incontrôlables ».

D'ailleurs hasard du calendrier (« il n'y a pas de hasard, il n'y a que des complots », disait je ne-sais-plus-qui rencontré dans l'Indre, je crois), une étude vient tout juste de sortir et montre ce qui se passe dans le cerveau des parkinsoniens atteints de compulsion au jeu.

Car la dépendance au jeu en tant qu'effet secondaire de certains antagonistes dopaminergiques, prescrits pour traiter Parkinson est, quant à elle et par contre, bien documentée. Le laboratoire incriminé par Monsieur Jambart avait même révisé la notice de son médicament en 2006.

(Soit malheureusement un an après l'arrêt de son traitement, mais là où il pourrait s'estimer heureux, c'est qu'il aurait pu à la fois prendre du ropinirole ET assister au lancement de Chatroulette.)

 
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