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15 février 2011

Référence / Update

121669348_43b7517897_o.jpgLes lecteurs attentifs auront remarqué que l'article précédent ne mentionnait pas sa source. Oui, c'est très mal.

Mais qu'on m'excuse, je voulais un moment ressentir la griserie des premiers (qui seront les derniers, nous le rappelle Jean-Jacques Goldman). Cette espèce de toute-puissance de l'instant où le chercheur d'or sait que l'espèce de tas de merde qu'il tient entre ses mains, une fois gratté, tamisé et rincé (puis purifié, travaillé, serti, etc., blablabla, ça va, je ne suis pas diamantaire moi non plus), deviendra cette chose qui lui promettra le pouvoir, la voiture et la femme.

Bref, tout ça pour dire que ça a marché, puisque des supports aussi pres-ti-gi-eux que Wired ou New Scientist ont impudement copié le même communiqué de presse scientifique sur lequel j'ai fondé mon post, et l'ont fait après moi, en plus.

Oui, je sais, la honte pour eux quand même.

Tout ça pour dire (bis) que voilà, l'étude de Mark T. Anderson et de H. Steven Seifert sur le transfert génétique entre l'humain et la gonorrhée est disponible, et qu'elle est .

(Et que je n'ai visiblement pas le cerveau configuré pour retirer du plaisir d'un scoop, surtout s'il est mal documenté).

14 février 2011

L'histoire d'amour génétique entre l'humain et de la gonorrhée

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N'est-il pas de meilleur moment que la Saint Valentin pour vous parler de chaude-pisse? Hein? Je vous le demande.

Voici donc cette merveilleuse gonorrhée, une maladie sexuellement transmissible et ses nombreuses caractéristiques bien formidables, à savoir qu'elle est à la fois l'une des plus vieilles pathologies connues (on en parlerait dans la biiiiiiiible!) ET l'une des rares à ne toucher QUE les humains. C'est foufou! Vive la gonorrhée!

Mais ce n'est pas tout! La bactérie responsable de cette vilaine infection génito-urinaire, le gonocoque Neisseria gonorrhoeae (mieux vaut ne pas chercher ce terme sur Google Images, enfin, je dis ça, je dis rien), est désormais la première dans laquelle des scientifiques ont découvert une partie d'ADN humain! Mais oui! Le transfert génétique que les anti-OGM décrient tant, quitte à réduire à néant et à coup de serpette des mois et des mois de recherche scientifique sous prétexte qu'un autre monde est possible (quoi ? Je dévie de mon sujet ?) arrive aussi bel et bien dans la «nature»!

En réalité, ce phénomène est déjà largement documenté entre des bactéries, ou des bactéries et des levures. Mais, comme le fait remarquer l'extraordinaire auteur principal de cette étude mirifique, Mark Anderson, membre du laboratoire de Hank Seifert (et qui, pour sa part, étudie la gonorrhée depuis près de 28 ans)((cela m'émeut, pardonnez-moi)), entre une bactérie et l'humain «c'est un saut très important».

Là, évidemment, je pourrais dire un truc du genre «bah, c'est pas étonnant pour la gonorrhée, qui a quand même l'habitude de bien se faire sauter». Et tout le monde ferait : warf warf warf.

Sinon, blague à part, la gonorrhée touche environ 50 millions de personnes dans le monde, elle peut-être très grave, en particulier chez les femmes, et développe une gentille résistance aux antibiotiques depuis près de quarante ans. Alors, si en tant que partisan acharné de José Bové, le transfert génétique vous fout les foies, vous savez ce qu'il vous reste à faire: sortez couverts. Ça vaut d'ailleurs aussi pour les amateurs de nucléaire, de 4x4, et pour tous les autres.

 
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